![]() Entre 2008 et 2009, certains nonistes peuvent avoir abandonné le combat. Cela s’explique par les garanties obtenues par l’Irlande lors de négociations avec ses partenaires européens : sauvegarde de leur neutralité, de leur commissaire et bien d’autres. Mais d’autres continuent le combat, et dénoncent une Europe qui voudrait mettre à terre leur identité, système fiscal et leur morale. Toutefois, s’ils relisaient ce Traité, ils en deviendraient les plus fervents partisans. La raison de cela n’est pas le fait que l’Irlande gagne de l’influence ou un droit veto. Ni que des compétences soient redirigées vers les Etats membres bien que les Parlements nationaux soient gagnants. Cela est dû à une nouvelle disposition, totalement innovante, prévue dans le Traité de Lisbonne, à l’article 49 A. Ce dernier dit ceci : « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union ». Autrement dit, pour la première fois de l’Histoire de la construction européenne, est pris en compte le fait qu’un Etat puisse un jour, ne plus vouloir faire parti de la « grande famille européenne ». Depuis Rome en 1957, adhérer à l’Union était un voyage sans retour possible. Maintenant c’est possible. De quoi donc faire plaisir aux eurosceptiques et tous ceux qui voient l’appartenance de leur pays à l’UE comme une mauvaise chose. Si ces derniers sont des Présidents en fonction, cela devrait les encourager à signer Lisbonne pour une fois en place mettre en route la procédure qui est expliquée dans les lignes suivantes de l’article : « L'État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union. Cet accord est négocié conformément à l'article 188 N, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Il est conclu au nom de l'Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen ». Une fois en dehors, rien ne les empêcheraient alors de créer une autre Union, qui correspondrait à leurs attentes et espérances. Pour ceux qui auraient peur de faire une erreur en se retirant des institutions communautaires, tout est encore une fois prévu par le législateur : « Si l'État qui s'est retiré de l'Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l'article 49 ». Cette situation serait cocasse et assez drôle, mais totalement légale. Comme moi, messieurs les eurosceptiques, Jean Pierre Raffarin n'avait pas foncièrement tord: the no needs the yes to win against the no ! Jean-Sébastien Lefebvre Europa451 Add Comment Five more years... 09/18/2009
![]() Alea Jacta Est aurait lancé un Jules César. Un simple « Putain encore cinq ans » sur le Twitter de Jean Quatremer…Après trois mois de tractations en tout genre, le Parlement vient de valider José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne pour un deuxième mandat. Jusqu’au dernier moment, Daniel Cohn Bendit aura cherché à repousser l’élection. Lundi dernier en proposant un report. Mais aussi quelques secondes avant le vote, en demandant un essai des boitiers électroniques. Deux se révèlent hors service…juste de quoi retarder le vote de cinq minutes… « Dani le Rouge »aura lutté jusqu’au bout. En quelques secondes, l’hémicycle valide un choix qui n’avait rien d’un dilemme Cornélien : Barroso II ou rien. 382 voix contre 219 et 117 abstentions, sur 718 députés présents. Majorité sans appel pour celui qui était supporté par les 27 chefs d’Etat européens. Commission Barroso 2 : Marché 75, Social 29 09/14/2009
![]() La Chambre européenne décidera le 16 septembre de la réélection de Barroso. Le conservateur portugais vient de présenter un programme qui reprend de vieilles initiatives frustrées. La clé de sa réélection est dans la main des socialistes et des libéraux. Sous le slogan « orienter et guider la mondialisation », Durão Barroso, aspirant à la réélection en tant que Président de la Commission européenne, a présenté un programme pour un nouveau quinquennat qui parie formellement pour l’Europe Sociale. Pour l’instant, il jouit du soutien d’une droite européenne qui a largement gagné les élections en juin dernier. La nouveauté historique ? C’est la première fois qu’un aspirant à la présidence de la Commission présente un document d’intentions, nommé pour l'occasion « orientations ». Le PPE et les eurosceptiques du Groupe Conservateur Réformiste soutiennent sa réélection sans attendre la ratification du Traité de Lisbonne, qui exige une majorité absolue au lieu d’une majorité simple des eurodéputés. ![]() « Il existe un consensus sur le fait que l’Europe doit avoir sa propre politique extérieure. La preuve c’est qu’elle finance 40% de l’ONU, participe avec une voix unique à l’Organisation Mondiale du Commerce, est le premier donateur au monde d’aide au développement, et semble vouloir une politique énergétique commune. » Voici l’opinion de l’espagnol Vicente Palacio, chercheur en relations internationales chez la Fundación Alternativas, et sous-directeur de l’Observatoire espagnol de Politique Extérieure (OPEX). La voix de l’Europe est un cri sourd dans le désert des affaires internationales qui touchent sa sécurité et son équilibre géostratégique. La crise économique et la recrudescence des conflits larvés de basse intensité de Géorgie ou Gaza semblent déboucher sur le paradoxe d’un Traité de Lisbonne –qui prévoit une politique extérieure européenne autonome et un corps diplomatique de l’Union- comme le grand gagnant. Selon les chiffres du German Marshall Fund, 80% des européens veulent que l’Europe compte sur le domaine des affaires internationales. Malgré l’opportunité offerte par les évènements réçents, l’UE se retrouve avec des États membres qui ne croient pas à l’intégration européenne et le Traité de Lisbonne, comme l’Irlande, la Tchéquie ou le Royaume Uni. Par contre, pour Vicente Palacio « la perspective n’est pas mauvaise, car il y a un consensus autour de l’opportunité d’impulser des politiques communes en Europe ». Selon lui, « aujourd’hui la politique extérieure c’est presque tout : même les ONG et les entreprises font de la politique extérieure ». Mark Leonard, du European Council on Foreign Relations (ECFR), depuis le Royaume Uni, pense que l’Europe est en train de changer le monde avec son soft power (pouvoir doux) sans nécessité de hard power (pouvoir dur basé sur la dissuasion militaire): êtes-vous d’accord ? Il est vrai que le soft power a doté à la diplomatie européenne d’un certain swing, mais c’est insuffisant : malheureusement, le concept de dissuasion est encore d’actualité. Un exemple : l’Union Européenne voulait freiner la guerre dans l’ex-Yougoslavie mais finalement elle a dû demander de l’aide aux États-Unis. L’Europe a-t-elle besoin d’une forcé militaire propre ? Oui, car il est faux de dire que l’OTAN garantit la sécurité en Europe. Il y a des menaces qu’on ne combat pas seulement avec des moyens militaires. Qui plus est, ne faire que suivre les Etats-Unis ou l’OTAN implique que quand Washington se trompe, l’UE doit payer la facture. L’Europe doit redéfinir sa relation avec l’OTAN. L’OTAN est une relique de la Guerre Froide malgré les tentatives de la mettre à jour avec de nouveaux partenaires. Si la France est enfin entrée dans la structure militaire de l’OTAN c’est en réalité pour que le Royaume Uni et les États-Unis lui laissent entamer son processus de réforme européenne le plus vite possible : très bonne idée que celle de Sarkozy sur la complémentarité entre l’OTAN et l’UE ! D’un autre côté, l’Europe de la défense n’est pas un problème d’ordre économique, mais politique. Les coopérations structurées permanentes prévues par le Traité de Lisbonne permettront d’avancer dans cette direction. Il ne faudra pas augmenter les budgets de la Défense. Le grand obstacle dans tout cela c’est le Royaume Uni, allié historique des États Unis. On peut commencer la Politique Extérieure de Sécurité et de Défense sans le Royaume Uni, mais on ne peut pas la développer sans le Royaume Uni. Le choix du Haut Représentant pour la Politique Extérieure doit-il être conditionné à la majorité politique issue des élections européennes de juin 2009 ? Je suis de l’avis que dans les institutions européennes il doit avoir un équilibre entre petits et grands pays, entre membres vétérans et plus récents. Vous pensez à quelqu’un de spécial qui pourrait réunir les conditions pour occuper ce poste de responsable de la politique extérieure européenne après l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne ? Jean Claude Juncker ou Felipe González pourraient très bien faire l'affaire, mais aussi l’écologiste Allemand Joschka Fischer si jamais l’Allemagne voulait s’imposer. Pensez-vous que l’Ukraine est l’otage de la Russie dans son essai de se rapprocher de l’UE en vue d’une possible adhésion ? Non. Les relations avec la Russie son la clé pour accélérer la démocratisation de l’espace postsoviétique. On ne peut pas négocier de processus démocratique en Ukraine sans tenir compte de la Russie. Il faut se mettre d’accord avec la Russie en matière énergétique pour pouvoir plus tard développer un dialogue avec l’Ukraine : le pays est réellement divisé en deux et l’UE ne peut pas prendre parti pour un des deux camps. Fernando Navarro Europa451 La paralysie de l’Union pousse Swift (entreprise belge de stockage de données informatiques) et le Conseil européen à accélérer une convention avec les États Unis pour légaliser le transfert de données de caractère personnel. Ceci dit, tant que le Traite de Lisbonne de sera pas en vigueur, la Chambre européenne ne disposera pas de compétence pour légiférer sur les matières de Justice et Affaires d’Intérieur. Les députés protestent et demandent au Conseil européen d’attendre quelques mois pour que le Parlement puisse participer à la cuisson de l’accord avec les nord-américains. Le débat prenait des airs kafkiens, la semaine dernière, dans la commission LIBE du Parlement européen, dont la moitié s’est déroulé à huis-clos. Après deux ans d’enquête de la part des autorités belges, la conclusion était que la compagnie privée Swift ne disposait pas en 2006 d’armes suffisantes pour se défendre des pressions des États Unis pour lui passer des copies de données à caractère personnel des virements bancaires intracommunautaires. Souriez : vous informez la CIA Chaque fois que vous faites un virement bancaire vers un compte à l’étranger, vous partager les données sensibles et nécessaires à ce virement avec la compagnie privée qui gère ces échanges. Souvent, cette compagnie privée c’est la belge Swift, celle du fameux code Swift, dont le centre de stockage de données se trouve de l’autre côté de l’Atlantique. Rien de grave jusqu’à présent. Sauf si une de ces compagnies privées est incapable de faire face aux pressions exercées par un État pour qu’elle lui montre les données personnelles de ces virements internationaux. C’est justement ce que dénonçait en 2006 le New York Times sur ses pages. Selon ce journal, la société belge Swift aurait collaboré avec la CIA et les services secrets du pays en leur faisant parvenir depuis 2002 des copies des messages que les banques échangeaient dans le monde entier. Entre autres les échanges intra-européens. Antiterrorisme à l’américaine Tout cela a commencé à l’époque où les nord-américains cherchaient à tuer des mouches à coups de canon et à chasser des terroristes à l’aide de mesures d’exception qui ne respectaient pas les libertés et les droits fondamentaux des personnes. « Grâce à ce partage d’information de milliers de vies ont été sauvées », affirmait Swift dans ses rapports de justification. « Je soupçonne que ces mesures globales des États Unis contre le terrorisme international sont aussi inefficaces que d’autres que nous connaissons déjà venant de ce pays », a déclaré l’eurodéputé socialiste Carmen Romero lors de la commission. Un plan à la Speedy Gonzalès Depuis, il y a eu du nouveau. D’un côté, Swift va changer son architecture en créant un centre de stockage de données à caractère personnel en Suisse, surtout pour les données de mouvements bancaires à l’intérieur de l’UE. D’un autre coté, le Conseil européen négocie à toute allure une convention avec les États Unis pour « garantir le respect des droits fondamentaux des personnes ». Cela ne convainc pas tellement les députés, car ils ne pourront pas proposer une seule virgule pour cette convention, puisque le Traité de Lisbonne n’est pas encore en vigueur. Libéraux, Communistes, Verts et Socialistes faisaient cause commune hier en protestant contre une convention qui « sera approuvée sans débat public ». Depuis la Commission européenne, Jonathan Faull pressait tout le monde pour faire avancer la convention dans le but de « permettre Swift de travailler dans la légalité et de veiller pour la sécurité juridique des entreprises ». L’Europe pourrait se vendre aux États Unis « Au fond, l’Europe gagne avec ce que les États Unis Font de ces informations fournie par Swift », nuançait le Coordinateur européen pour la lutte antiterroriste, Gilles de Kerchove. Une affirmation qui a scandalisé certains eurodéputés. Le socialiste Lambridis lançait : « C’est ça ce que veut l’Union, que ses données sensibles partent aux États-Unis ? ». Juste après, il ironisait sur la capacité de la présidence suédoise, dont le pays est le plus faible en matière de contrôle de transmission de données sur Internet, pour conclure une convention satisfaisante pour l’Europe. Même le conservateur Alexander Alvaro déclarait : « Israël, un pays très efficace dans la lutte contre le terrorisme, ne permet pas que les autorités publique se mêlent des données sur les virements bancaires. Quel est le droit des États Unis pour mettre la main sur les données européennes ? ». Fernando Navarro Europa451 Barroso passe son grand oral 09/07/2009
La Chambre européenne décidera le 16 septembre de la réélection de Barroso une fois que la conférence de présidents de groupes politiques confirmera l’agenda le 10 à Bruxelles. Le conservateur portugais vient a présenté un programme qui reprend de vieilles initiatives frustrées. Sous le slogan « orienter et guider la mondialisation », Durão Barroso, aspirant à la réélection en tant que Président de la Commission européenne, a présenté un programme pour un nouveau quinquennat qui parie formellement pour l’Europe Sociale. Pour l’instant, il jouit du soutien au Parlement d’une droite qui a largement gagné les élections en juin dernier. La nouveauté historique ? C’est la première fois qu’un aspirant à la présidence de la Commission présente un document d’intentions que le portugais Durão Barroso préfère appeler « orientations ». Il s’agit d’un réchauffé d’initiatives qui s’étaient évaporées pendant son premier mandat, et qui en plus n’aurait pas vu le jour sans la pression des patrons des groupes socialiste, libéral, écologiste et communiste pour monnayer leur soutien. Les Verts et les nationalistes d’Indépendance et Démocratie, pour l’instant ne lui donneront pas leur soutien. Nigel Farage, président de ces derniers, n’use pas de langue de bois et prône que le document de Barroso est « un manifeste détestable et mégalomaniaque pour la destruction de la démocratie dans les États clients de l’Union » et annonce une opposition enragée pendant les cinq ans à venir. « La réponse aux défis d’aujourd’hui ne peuvent provenir seulement du marché ou de l’État. À court terme il faut maintenir la relance par la demande, soutenir les chômeurs et conserver les taux d’intérêts très bas », suggère le seul pressenti à la réélection. Il semblerait que pour Martin Schulz, président du groupe des Socialistes et Démocrates, qui veut obtenir la présidence du Parlement européen dans deux ans, cette touche sociale dans le discours de Barroso suffirait pour lui promettre le soutien de la majorité de son groupe, selon Joseph Daul, chef de files du Groupe Populaire européen, le principal dans la chambre et avaliste du portugais. Ce dernier a également promis de soutenir la réforme des marchés financiers exigée par Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti Socialiste Européen. 49 pages sans consistance « Je préfère et préfèrerai toujours les réalisatons concrètes aux discours vides », tente Durão Barroso avant d’égrener la liste de ses intentions pour le mandat 2009-2014. Pourtant il est immédiatement capable de formuler les souhaits suivants de façon enchaînée : « Il faut maintenir le plan de relance et il est nécessaire de corriger les déficits excessifs ». Bravo pour l’équation impossible. Dans son document présenté en français –les anglophones sont déjà acquis- Barroso établit deux points de départ pour son plan de gouvernement. D’un côté, il assume avoir consolidé l’Europe à 27, tout en oubliant que le budget pour la solidarité communautaire n’a pas augmenté d’une centime en 5 ans, qu’entre les nouveaux membres l’euroscepticisme et le blocage à la construction se rendent de plus en plus populaires et qu’il continue d’avoir une fracture économique importante entre l’est et l’ouest de l’Union. D’un autre côté, Barroso s’accroche souvent à la « probable ratification du Traité de Lisbonne » pour déterminer ses objectifs. Un apriori fragile: il n’aurait peut-être pas encore eu les résultats des derniers sondages qui prévoient un considérable recul du OUI en vue du référendum irlandais du 2 octobre prochain. En outre, bien que Barroso souhaite l’application générale du Traité de Lisbonne, il ne semble pas du tout vouloir que celui-ci s’applique à sa réélection : il préfère se faire réélire sous le Traité de Nice en vigueur, qui n’exige qu’une majorité simple d’ eurodéputés en sa faveur le 16 septembre prochain. Le même menu et un peu d’Erasmus Garantir la sécurité énergétique, soutenir les activités de détail, renforcer la politique européenne d’immigration, stimuler la formation tout le long de la vie, réviser l’Agenda de Lisbonne, atteindre un taux d’activité du 70% de la population, soutenir l’industrie européenne, réformer la PAC et relancer le programme des autoroutes de la mer…, des buts et des recettes qui n’apportent aucune nouveauté et que la Commission présidée depuis cinq ans par Barroso n’a su mener à bon port tout en profitant de la croissance économique jusqu’en 2007. Le tout, convenablement assaisonné de doses du programme Erasmus, qui semble être l’improbable baguette magique pour résoudre les problèmes d’image de la Commission. Certes, « être les leaders de la lutte contre le changement climatique et mettre en place une nouvelle réglementation pour le système financier » sont des propositions crédibles dans le court terme vu l’accompagnement existant de la part des autres puissances mondiales. Ceci dit, cela ne compose pas un plan qui puisse rendre l’illusion aux européens le lendemain des élections les plus abstentionnistes de l’Histoire du Parlement européen (43% de taux de participation). D’ailleurs, Barroso laisse entrevoir une certaine préoccupation pour les objectifs non atteints. Le plus important, celui du marché intérieur inauguré en 1992 mais sans réalisations qui attirent l’attention du consommateur et investisseur. « Je veux lancer une profonde analyse des maillons qui ont sauté dans le marché intérieur pour savoir pourquoi celui-ci n’a pas produit tout son potentiel », il a annoncé. Marché 75, Social 39 Si on analyse à la loupe le programme de Durão Barroso, il est facile de conclure que c’est de la droite et les libéraux dont il réclame le soutien principal, c'est-à-dire des vainqueurs aux dernières élections de juin 2009. Face aux 75 mentions du terme « marché » qui se contiennent dans son document d’orientations pour être réélu Président de la Commission, il n’introduit que 39 fois le mot « social ». De quoi se demander pourquoi la plupart de la presse européenne souligne le caractère « social » des orientations de Barroso dans ce document. Finalement, le mot « sécurité » y est présent 19 fois, devant « Innovation » (18 fois), « environnement » (14 fois) ou « famille », abandonnée avec 2 mentions en 49 pages. Fernando Navarro Europa451 ![]() Ce jeudi, Gilles De Kerchove, coordinateur européen de la lutte antiterroriste a présenté au Parlement européen un rapport sur ses activités et analyses des derniers mois. Si bien De Kerchove est conscient que les faits terroristes les plus graves de la période estival ont été les attentats de l’ETA en Espagne, il s’est félicité pour la collaboration productive entre les autorités françaises et espagnoles pour démanteler plusieurs opérations de la bande terroriste basque. « Ce qui préoccupe le plus c’est le terrorisme radical islamiste », a souligné De Kerchove. C’est « la menace terroriste principale en Europe ». Dans son rapport il met en exergue l’augmentation du nombre d’européens qui se déplacent aux camps d’entrainement d’Al Quaeda au Pakistan et en Afghanistan, ainsi que le besoin « de s’attaquer aux groupes qui utilisent le territoire de l’Union comme base d’activités de propagande à travers Internet, de levée de fonds et d’organisation des déplacements de ressortissants européens aux camps d’entrainement d’Al Quaeda ». En relation à ce réseau terroriste, de Kerchove observe « une régionalisation d’Al Quaeda, qui profite de la fragilisation de certains États pendant la crise mondiale, comme le Yemen, pour développer des activités liées à des mouvements d’insurrection ». Tout en applaudissant que les systèmes Eurojust et Europol collaborent enfin dans la lutte antiterroriste, il considère que leur coordination doit « s’améliorer encore », tandis qu’il propose que les États membres « définissent mieux leur collaboration dans la collecte et le partage des informations dans la lutte antiterroriste ». Pour conclure, De Kerchove a rabâché que « l’Europe doit contribuer à la fin du paradigme de Guantánamo et faciliter dans le monde l’approche européenne de lutte antiterroriste fondé sur l’État de droit ». Fernando Navarro Europa451 | Catégories:
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