![]() (Flickr/Cédric Puisney) "Daniel Cohn-Bendit, le leader étudiant photogénique du Mai 68 parisien, et qui est de surcroît le co-président du Parti Vert européen, sautait de bonheur hier dans les couloirs annexes à la salle de presse du Parlement, entouré de journalistes". "Excité comme un gamin qui vient de tout gagner aux billes dans la cour de l’école, il racontait les détails stratégiques de la dernière victoire parlementaire des Verts : un amendement au Paquet Télécommunications pour éviter de sanctionner sans passer par une autorité judiciaire les internautes soupçonnés de téléchargement illégallement sur Internet. Il s’agit de l’Amendement Bono, soutenu contre toute attente par 407 eurodéputés presque tous issus des Verts, Socialistes, Libéraux et de la Gauche unitaire. Les conservateurs, ou bien se sont abstenus, ou bien ils ont voté contre. « Un jour historique pour la démocratie européenne et une claque pour Sarkozy », clamait hier Guy Bono, le socialiste promoteur de cet amendement qui a bénéficié du soutien et du punch populaire de l’écologiste Daniel Cohn-Bendit. » STOP retour en arrière Oubliez ce que vous venez de lire. Les paragraphes précédents sont un extrait d’une chronique publiée le 6 Mai 2009, un mois avant les élections européennes. Entretemps, les partis conservateurs européens ont remporté une large victoire et ce qui modifié l’équilibre des forces au sein de la Chambre européenne. Et le Conseil européen a de son côté exercé une pression en bonne et due forme. Si le Paquet Télécom est avant tout une réforme pour moderniser le marché des télécommunications, se cache aussi derrière les intérêts de ce secteur, qui souhaite un nouveau cadre législatif lui permettant d’investir avec des garanties. « Autrement, le risque c’est de voir les investisseurs partir en Asie », se plaignent les défenseurs de ce paquet. En outre, cette législation prévoit de finir avec "la neutralité de la toile". La droite, très stressée avec ce blocage L’ancienne ministre conservatrice espagnole, Pilar del Castillov qui fait partie des rapporteurs qui ont travaillé pendant 2 ans sur ce paquet législatif, se montrait très attristée pour ce blocage. « C’est lamentable que soit bloqué ce paquet avec les bénéfices qu'il permet en terme l’emploi en ces temps de crise », tonitruait-elle devant les journalistes rassemblés à l’époque. Ce blocage de la directive sur les Télécommunications aurait été causé par un mauvais calcul du Président français Nicolas Sarkozy, tel que le soulignait la socialiste Catherine Trautmann, rédactrice du rapport final du Parlement sur cette question. « Si le Paquet Télécom avait été une vraie priorité de la présidence française de l’UE, Sarkozy se serait bien gardé d’impulser un projet de loi et un débat parallèle en France sur la question. A savoir: doit-on ou pas sanctionner sans autorisation judiciaire les internautes qui téléchargent illégalement des contenus web ». Lors de la première lecture de la loi Hadopi au printemps dernier, le Parlement européen s'était prononcé contre. Le Parlement européen impuissant? Mais depuis quelques jours cette même institution ne s'oppose plus à ce que les autorités administratives sanctionnent les téléchargements P2P soit disant illégaux sans passer par une autorisation judiciaire. L'amemdement 138 qui prévoyait cette protection du citoyen-internaute a été renvoyé aux oubliettes lors de la scession pléniaire de la semaine dernière à Strasbourg. La raison invoquée ? Les traités en vigueur ne permettraient pas au PE de légiférer sur cette question, pourtant essentielle pour le citoyen. Entre le recul concernant la liberté de la presse en Italie, la concentration des médias et celui-ci, il serait bientôt nécessaire de demander concrètement aux eurodéputés quelles sont leurs compétences, hormis celle de remettre le prix Sakharov. En tout cas, Hapodi n'a plus grand chose à craindre de la part de Bruxelles. Les associations de défense des droits des internautes expriment leur surprise considérant que « le Parlement européen a décidé d’abandonner la défense des droits du citoyen». Fernando Navarro Sordo et Jean-Sébastien Lefebvre Europa451 Add Comment ![]() La droite italienne ne manque pas de chiens de garde catholiques et anticommunistes à l'Union européenne. Mario Mauro, eurodéputé italien, accuse les journalistes et les communistes de s’unir dans une stratégie politique commune, pour discriditer Silvio Berlusconi au niveau européen. Point de conférence de presse de Berlusconi ou de ses ministres pendant laquelle les journalistes Italiens ou étrangers ne s’intéressent pas sur les relations du Cavaliere avec les escort girls ou la justice. À Bruxelles la situation n'est guère mieux : à peine la nouvelle législature commencée, que Libéraux et Verts européens se sont unis pour porter le débat de la liberté de presse en Italie au coeur du Parlement européen. Face aux critiques, un des représentants de la droite italienne à Bruxelles n'a pas mâché ses morts :« Nous allons jouer cette partie à l’offensive, et non pas à la défense ». La phrase est de Mario Mauro, le chef de file de la délégation d’eurodéputés du Peuple de la Liberté et ancien vice-président du PE. Il est, ce qu'on appelle : le porte flingue européen de Berlusconi. Quand cela chauffe à Bruxelles, c'est lui le pompier. « La presse a un projet de pouvoir » En bon vasal, Mauro montre ses dents aux journalistes, parmi lesquels il a « tendance à voir beaucoup de communistes à cause de sa condition d’homme de droite à droite de Berlusconi », selon ses propres paroles dans un ton ironique. L’offensive, en tout cas, est à l'échelle européenne. Le gouvernement de Berlusconi a attaqué en justice les journaux et revues qui se font l’écho de ses mésaventures politiques et personnelles : il exige un montant de 3 millions d’euros pour dommages et intérêts à El País, La Repubblica, L’Unità et Le Nouvel Observateur. La ministre italienne de l’Égalité d’opportunités, Mara Carfagna, s’est aussi attaquée à La Repubblica. Elle demande 900.000 euros au journal pour avoir publié des déclarations publiques de la comédienne satyrique Sabina Guzzanti, et pour avoir fait référence à des informations révélées dans Le Nouvel Observateur. Toutes ces informations avaient déjà été publiées dans le journal Il Foglio, une propriété de Berlusconi, contre lequel aucune plainte n'a été déposée. Étrange. Lors des débats au sein du PE sur la situation de la presse en Italie, Mario Mauro a enfoncé le clou, assurant que « le groupe de L’Espresso et La Repubblica agit comme un parti dont le but serait de détruire le projet démocratique et politique de Berlusconi ». Tout en ajoutan : « Un vrai risque pour la démocratie existe quand un média a un projet de pouvoir comme stratégie », assomma-t-il en pointant du doigt La Repubblica et oubliant que des médias tels que Le Nouvel Observateur ou El País n’ont aucun intérêt politicien en Italie. Et finalement, c'est encore une fois Silvio Berlusconi qui devient une victime. Le 8 octobre 2009, lors du débat sur le projet de résolution du Parlement européen, il a lancé à l'Assemblée : "Les dommages que vous causez à l’Europe sont peut-être plus importants que ceux que vous infligez à l’Italie. Vous proposez aux citoyens une caricature de l’Europe, vous pensez pouvoir donner des leçons de démocratie, non pas pour défendre les droits des gens mais pour déformer la réalité à la manière du stalinisme". Reste que l'Italie reste le seul pays de l'UE où le chef du gouvernement est aussi le plus grand patron de presse nationale. La droite italienne a beau pointer du doigts des Murdoch ou des Lagardère, ces derniers ne siègent pas au Conseil européen. Tout dépendrait du discriminé? Mikolos Haraszti, responsable pour les médias dans l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), souligne dans un de ses rapports, assez critiques avec Berlusconi que « le rôle du journaliste est de poser constamment des questions », et demande qu’on retire les charges contre les médias. Mario Mauro devrait prendre en compte l'avis de cette organisation, qui l'a nommé en janvier 2009, représentant personnel de la présidence de l'OSCE contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, avec une référence particulière à la discrimination contre les chrétiens. Une place intéressante, pour un homme très proche du Vatican, qui n'apprécie que moyennement les homosexuels et qui a soutenu les mesures discriminatives envers les Roms, décidées par le gouvernement Berlusconi. Il s'était même montré agacé quand le Commissaire du Conseil de l'Europe en charge de droits de l'Homme, Thomas Hammarberg, jugeait la situation inacceptable. Il semblerait que l’intention des hommes politiques de la droite italienne consiste à détourner l’attention vers d’autres personnes. La stratégie de Mauro lors du débat sur la liberté de la presse fut étonnante: il se mit alors soudainement à défendre le Parti Démocratique italien de Dario Francheschini qui serait selon lui, « la vraie victime de tout ce capharnaüm médiatique", en étant discriminé par La Repubblica en faveur du parti Italie des Valeurs, du juge Antonio di Pietro. Un classique: diviser pour mieux régner. Le prix de la fidélité : recalé deux fois en 2009 Cela fait 10 ans que Mario Mauro travaille comme eurodéputé. C’est un référent de l’aile la plus conservatrice du Peuple de la Liberté, parti fondé par Berlusconi, et en Italie, il est particulièrement connu pour ses positions à tendance homophobes. « Les résolutions contre l’homophobie dans l’UE sont des documents idéologiques qui ont peu à voir avec la tutelle concrète des Droits de l’Homme, mais plutôt avec la destruction des valeurs qui sont à l’origine de l’Union en tant que projet politique », affirme cet homme politique qui s'alarme de « la dictature laïque totalitaire ». Jusqu’au mois de juillet dernier, Mauro aspirait à la présidence du Parlement européen avec le soutien de Berlusconi et Frattini, mais ses positions catholiques radicales ont poussé les partis politiques à faire le choix du protestant polonais Jerzy Buzek. Très proche du clergé italien, il fait parti du mouvement "Comunione e Liberazione", une sorte d'Opus Dei italien, très influent dans le nord de la péninsule. Point découragé, l'ambition de Mauro s’est alors tournée vers la présidence du groupe PPE au Parlement, dirigé par Joseph Daul. Mais la droite européenne ne voulait pas de frasques berlusconiennes en Belgique, et ont donc reconduit le français au poste. Une droite italienne qui agace On ne peut pas reprocher à Mauro un manque de cohérence politique, mais ses adhésions personnelles et idéologiques lui ont valu l’ostracisme à la droite italienne en Europe. Dans les congrès européens du Parti Populaire, les seuls discours utilisés par les délégués pour sortir fumer une cigarette sont les discours de Berlusconi, comme à Varosovie en mai dernier, alors que le Premier ministre français, François Fillon et la Chancellière allemande, Angela Merkel ont eu droit à des standing ovations. Ceci dit, il ne faut pas être avare avec la solidarité, ne serait-ce que pour profiter des voix italiennes lors d’un vote serré. Ainsi, quand Mauro, devant la pression des médias et des instances judiciaires subie par Berlusconi à l’échelle internationale, a demandé de l'aide au PPE, ce dernier a accouru prompt pour déclarer à travers la bouche de Joseph Daul, devant les journalistes que « nous sommes devant un procès injuste contre le gouvernement italien. Vous, les journalistes, quand on traite ce sujet qui vous touche directement, vous n’avez pas la même attitude que quand vous vous limitez à faire de l’information. Je doute de l’honnêteté déontologique de beaucoup de journalistes ». Mais derrière cette unité de façade, des voix au sein du PPE commencent à s'élever dans les coulisses. Une partie des conservateurs européens commencent à en avoir assez de devoir couvrir leurs alliés politiques, qu'ils soient Italiens pour la liberté de la presse ou Lituaniens au sujet de l'homophobie (concernant une nouvelle loi au sujet de l'éducation nationale et la prévention contre l'homosexualité). Car si une discipline de parti est nécessaire, ces députés originaire de pays plus progressite ont aussi des comptes à rendre devant leurs électeurs et leur opinion publique. La tâche de Mauro risque donc de devenir plus complexe au prochain accrochage entre l'Italie de Berlusconi et Bruxelles. Fernando Navarro Sordo et Jean-Sébastien Lefebvre Europa451 Les deux pays sont séparés depuis presque 20ans, mais parfois le passé commun de l'ancienne Tchécoslovaquie resurgit, à l'improviste. Et c'est effectivement ce qu'il risque de se passer au sujet du Traité de Lisbonne et de l'opt-out demandé par le Président Klaus. Depuis le oui massif des Irlandais au traité de Lisbonne, les 26 Etats ayant ratifiés le texte font pression sur le Président tchèque pour qu'il signe ce que son Parlement a accepté. Eurosceptique et ultralibéral, il justifie son refus par une nouvelle astuce, mélangeant Histoire et droit : l'application de la Charte des droits fondamentaux remettrait en cause le "décret Benes", qui permis l'expulsion des 3 millions d'Allemands vivant dans les Sudètes à partir de 1945. Le risque serait que la Charte donne une base légale aux descendants pour réclamer la restitution de leurs biens et des compensations. Même si nombre de juristes n'ont de cesse de répéter à Klaus : la Charte n'est pas rétroactive, il ne veut rien entendre. Or à cette époque, la République tchèque n'existait pas en tant que telle. Elle était incluse dans la Tchécoslovaquie, dissoute en 1992. C'est ainsi que depuis ce week-end, les autorités slovaques se sont réveillées : si la République tchèque obtient ce qu'elle souhaite, c'est-à-dire, soit des garanties, soit un opt-out sur la Charte, son ancienne moitié veut la même chose. Raison invoquée ? La Slovaquie est un pays qui légalement a succédé à l'ex-Tchécoslovaquie et les décrets Benes font partie de son système juridique, qui pourrait ainsi être déstabilisé si la République Tchèque seule obtient une dérogation. Ce serait donc involontairement que Bratislava se retrouverait partie prenante dans ce dossier, du fait de la résistance de Vaclav Klaus. Le premier ministre slovaque, Robert Fico a déclaré que la position de son pays dépendra de ce qu'obtient Prague: si aucune concession n'est accordée, rien ne sera demandé. Mais si un opt-out ou déclaration est signé, il devra alors être valable pour les deux pays. Toutefois, il serait bon de rappeler que le parlement slovaque a ratifié le Traité de Lisbonne sans restriction, ni revendications, en mai dernier. Jean-Sébastien Lefebvre Europa451 La Pologne s'oppose à son tour à Tony Blair 10/14/2009
Après le Luxembourg (et donc indirectement le Bénélux), l'Autriche et la Hongrie (voir ici le billet de Jean Quatremer), c'est au tour de la Pologne d'émettre des réserves sur la candidature de Tony Blair au poste de Président du Conseil européen. En effet, selon le journal polonais Dziennik, la Pologne envoie actuellement aux ambassadeurs européens en poste à Varsovie sa position officielle et vision des choses concernant les nouveaux postes créés par le Traité de Lisbonne. Au sujet du Président du Conseil européen, il semblerait que le gouvernement de Donald Tusk souhaiterait que cette fonction fasse plus office de secrétariat général en charge des affaires administratives courantes, plutôt que d'un levier de pouvoir et d'initiatives. D'où sa préférence pour une personnalité effacée et originaire d'un petit Etat membre. Une telle perception ne fait pas vraiment le jeu d'un ancien Premier ministre britannique… Ainsi selon Varsovie, Tony Blair représente un risque de voir se créer un directoire informel, tentant de mener sa propre politique. Le revers n'est pas sans importance sur l'échiquier politique européen. Il faut rappeler qu'en 2003, la Pologne avait soutenu la politique atlantique de Tony Blair en faveur de la guerre en Irak. En 2009 et un bouclier anti-missile en moins, les Polonais réajustent leur vision de l'Europe. Reste alors à des pays comme la France, opposés à ce candidat il y a 6ans pour le soutenir. Jean-Sébastien Lefebvre Europa451 Notre pronostic sur Sakharov 10/11/2009
![]() La semaine dernière, le Parlement européen a dévoilé les trois finalistes pour le prix Sakharov. Barack Obama n’étant pas nominé, cela laisse donc quelques chances à d’autres personnalités. Les trois noms restant reflètent les crises actuelles de part le monde. Tout d’abord, le gynécologue palestinien Dr. Izzeldin Abuelaish, qui malgré la mort de ses trois filles dans les bombardements israélien de 2009, continuent à soigner des patients des deux côtés de la frontière et souhaite même créer une fondation. Autre prétendant, le journaliste, écrivain et dramaturge suédo-érythréen, Dawit Isaak. Depuis 2001, il est emprisonné par l’Erythrée, étant considéré comme un traître pour avoir demandé des réformes démocratique ainsi que la transparence concernant le déclenchement de la guerre Erythrée-Ethiopie. Enfin, le troisième et dernier finaliste n’est pas une personne en soi, mais une association, nommée Memorial, qui lutte pour la défense des droits de l’Homme en Russie. Andreï Sakharov était d’ailleurs son premier dirigeant. A la fin des années 80, elle travaillait principalement à la mémoire des victimes des répressions staliniennes mais à aujourd’hui élargit son action à la défense des droits civils. Bien que le nom du lauréat ne sera connu que le 22 octobre, Europa451 prend le risque de faire un pronostic. Le dernier récompensé en provenance d’Europe de l’Est ou de l’espace post-soviétique remonte à 2006, avec Alexander Milinkevitch, le leader de l’opposition biélorusse. Entre temps, c’est le soudanais Salih Mahmoud Osman (avocat défendant les victimes de guerre) et le chinois Hu Jia (opposant au régime) qui furent retenus. Or, avec les récentes attaques contre les défenseurs des droits de l’Homme en Russie, le souvenir de la guerre de Géorgie en 2008, il y a de fortes chances pour que les pays issus de l’élargissement de 2004 pèsent de tout leur poids pour récompenser l’association Mémorial, ce qui ne serait pas sans déplaire symboliquement à Moscou. Chose que les Polonais ou Baltes apprécient eux toujours. Réponse dans quelques jours… Jean-Sébastien Lefebvre Europa451 ![]() "La politique de la Commission c’est du poison pour la Lettonie », dénoncent les syndicats lettons qui s'étaient déplacés à Bruxelles mercredi dernier. Ils exigent que l’UE fasse pression sur leur gouvernement pour que soit sauver « les personnes au lieu des banques ». «La Lettonie se trouve au bord de la banqueroute et a été obligé de s'endetter à grande échelle depuis le début de la crise (près de 6 milliards d'euros pour 2 millions d'habitants). Aujourd'hui, la Commission conditionne ses prêts à la mise en place de réductions drastiques des budgets publics dédiés aux affaires sociales. Ce pays balte souffre une crise au-delà de ses collègues communautaires. En août, c’est encore le pays où la consommation de détail s’est réduite le plus dans l’UE, avec une baisse de 3,3%. Et depuis 2008, c'est 15% de son pays qui a disparu... Pourtant son principal risque c’est l’énorme déficit public qui menace l’État. Comme ce qu’il s’est passé en Islande. Pour éviter le pire, plusieurs pays voisins lui ont prêté de l’argent le temps de faire face à des mesures de réajustement budgétaire. Les pays scandinaves et la Finlande lui ont prêté 2 milliards d’euros, le FMI encore 1,7 milliard, et 3,1 encore un peu plus tard. ![]() En échange, ces pays et ces institutions font pression sur le gouvernement letton pour qu’il applique des réductions dramatiques dans des enveloppes sensibles pour les citoyens. Plusieurs dirigeants lettons ont manifesté devant le siège de la Commission européenne pour qu’il change d’attitude envers le gouvernement de droite. Ils somment l'UE de cesser d’obliger le gouvernement de Dombrovskis a mettre en place un plan fiscal qui réduit de 10% le montant des pensions générales, de 70% celles des retraités qui travaillent, de 50% les allocations parentales pour les parents qui travaillent, et une réduction de la part non imposable des revenus. « La priorité doit être réduire les dépenses de l’administration et la bureaucratie de l’État, au lieu de réduire le salaire des professeurs, les médecins et les policiers », réclamaient les représentants des syndicats lettons à Bruxelles, en compagnie de la députée européenne des Verts Tatjana Zdanoka. Fernando Navarro Sordo Europa451 ![]() Silvio Berlusconi, premier ministre italien, a perdu la bataille Laudo Alfano le même jour que le Parlement européen décide d’ouvrir un débat et programmer une résolution sur le pluralisme médiatique et la liberté de presse en Europe. Le débat se déroulera aujourd’hui, 8 octobre. La résolution sera votée le 20 octobre prochain. Le Président de la République italienne, Giorgio Napoletano ne veut pas « que l’UE se transforme en une instance d’appel des décisions des parlements nationaux », en se référant à la volonté de la majorité des europarlementaires d’ouvrir un débat sur la liberté de presse en Italie et en Europe. Depuis le 7 octobre, tout le monde sait maintenant avec certitude que certaines décisions du Parlement italien étaient anticonstitutionnelles, comme le laudo Alfano. La droite européenne tentée de s’enfermer dans un bunker Sans s’éloigner un seul millimètre de son discours officiel préétabli, Berlusconi a affirmé qu’il restera premier ministre parce qu’il « s’en fout » de la décision de la Court Suprême italienne, un tribunal « rempli de juges gauchistes ». La décision de ce tribunal annule le laudo Alfano, une loi approuvée quelques semaines avant la troisième accession au pouvoir de Berlusconi, en 2008. Son but était d’instaurer l’immunité judiciaire pour quatre fonctions de l’État, dont le Premier Ministre. Le vrai bénéficiaire était Silvio Berlusconi, ce magnat de la presse et fondateur du conservateur Peuple de la Liberté (PDL), avec quatre procès judiciaires à ses talons. Cette semaine, le PDL a mobilisé tous ses effectifs à Bruxelles pour approuver une résolution qui empêcherait de discuter dans la chambre européenne des problèmes du marché des médias et de la liberté de presse suscités en Europe par le paradigme italien. Samedi dernier, Rome a accueilli une manifestation de 300 000 personnes en protestation pour le manque de liberté de la presse. Le chef de file du PDL au Parlement européen, Mario Mauro, affirmait hier que « cette partie nous n’allons pas la jouer à la défensive, mais à l’attaque ». Entre autre, il s’accroche aux paroles récentes de Giorgio Napoletano, communiste, qui considère que “le Parlement européen ne doit pas devenir la caisse de résonance de l’opposition au gouvernement italien ». Mauro dénonce la « double morale » de la gauche italienne, qui « n’avait rien fait pendant les deux ans de gouvernement Prodi pour approuver une loi qui limiterait la concentration des médias ». Le Parlement décide de ne pas la boucler Finalement, verts, socialistes, libéraux et communistes ont abattu la tentative du Parti Populaire d’annuler le débat. Chacun avec des arguments différents. « Le Parlement européen peut débattre de n’importe quelle question nationale, c’est comme si on voulait parler d’une politique néfaste du gouvernement hongrois envers les Roms », affirme Daniel Cohn-Bendit, leader des Verts, « pourvu qu’on n’adopte pas de décisions sur ces questions ». Les socialistes mettent l’accent sur le fait que le marché des médias est commun en Europe : « Les capitaux présents dans les médias proviennent souvent de différent pays et les journalistes d’un pays travaillent souvent dans un pays voisin grâce à la liberté de mouvements », souligne Martin Schulz. Les libéraux ne cessent pas de rappeler que le conservateur Barroso a obtenu sa réélection à la tête de la Commission grâce à eux en échange de créer un poste de commissaire de Liberté et Droits de l’Homme, « une question d’intérêt européen », selon leur chef de file Guy Verhofstad. Pendant sa conférence de presse, il a dédié un clin d’oeil à la salle colmatée de journalistes italiens : « Nous n’avons pas mis à cette salle le nom d’Anna Politkovskaia pour rien ». La salle de presse du Parlement européen porte le nom de la journaliste russe critique avec le gouvernement de Vladimir Poutine et assassinée en 2006 , le jour exact de l’anniversaire du dirigeant russe, soit le 7 octobre. Suivez notre dossier dans les prochaines heures Fernando Navarro Sordo Europa451 ![]() L’Allemagne est la première économie de l’Union. Son modèle est entièrement orienté à l’exportation de biens industriels et de services financiers. Ce pays possède d’énormes intérêts à se défendre non seulement dans l’UE, mais au delà de ses frontières. Des indices laissent présager, après les élections du 27 septembre, un assaut allemand au poste de ministre des Affaires Étrangères de l’UE. La presse européenne consacre énormément d’encre ces dernières semaines en spéculant autour des leaders européens qui obtiendraient le plus de soutiens pour prendre en charge le poste de Président de l’UE. Cette fonction, qui n’existe pas à présent, est prévue dans le Traité de Lisbonne que les irlandais viennent de ratifier vendredi 2 octobre. Dans la poule figurent des personnalités telles que le chrétien-démocrate hollandais Jan Peter Balkenende, l’indépendante irlandaise Mary Robinson ou le travailliste britannique Tony Blair, une fois Felipe González auto-exclu. En revanche, personne ne parle de ce qui serait une espèce de ministre des Affaires Étrangères de l’Union et vice-président de la Commission européenne. Il s’agit aussi d’un poste, nouvelle création dans le Traité de Lisbonne, qui comporte un service diplomatique ou « d’Action Extérieure » avec des centaines de personnes à son service réparties sur toute la planète. C’est à dire, une juteuse occasion d’influencer dans les relations institutionnelles – et commerciales, inévitablement - avec les acteurs planétaires dont les marchés valent de l’or pour une Allemagne qui tente de sortir de sa grave crise économique. D’ailleurs, on dirait que l’Allemagne a déjà préparé en toute discrétion ses pions pour la conquête du poste. Trois personnalités politiques fortes de l’Allemagne avec un profil européen sembleraient prêter à candidater à cette charge. Les socialistes Frank Walter Steinmeier et Martin Schulz, et l’ex capitaine des Verts, Joshka Fischer. Trois prétendants allemands pour une Europe à une seule voix Joschka Fischer, qui fut ministre des Affaires Étrangères pendant huit ans dans le gouvernement présidé par Gerardt Schröder, a passé ces dernières années aux États Unis. Théoriquement pour se consacrer aux conférences, ce qui se traduit par perfectionner sa langue anglaise et développer son agenda de contacts et de relations parmi les élites gouvernementales de la superpuissance nord-américaine. Les États Unis sont le troisième partenaire commercial de l’Allemagne. Encore endolori par sa défaite aux dernières élections fédérales allemandes du 27 septembre dernier, Frank Walter Steinmeier, ne semble pas bien parti pour diriger son parti et peut-être même pas l’opposition après les pires résultats des sociaux-démocrates dans leur histoire. Ceci dit, il possède une expérience suffisante en tant que ministre des Affaires Étrangères dans le premier gouvernement de la chrétienne démocrate Angela Merkel. et une tonne de contacts. Un profil sans arêtes. Finalement, n’oublions pas que le chef du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz, est candidat à la totalité. En principe, son groupe et le groupe populaire européen, se partagent la présidence de la Chambre européenne à 50% lors de chaque mandat. Schulz voudrait donc occuper le poste à partir de 2012, substituant ainsi le conservateur polonais Jerzy Buzek. Pourtant, le véritable objectif de Schulz semble être la chancellerie allemande à moyen terme. Dans ce but, le pari le plus sûr est de cultiver une image internationale favorable et ne pas se compliquer la vie avec des affaires strictement nationales. De sorte qu’il ne devrait pas être surprenant de le voir se présenter pour la fonction de ministre des Affaires étrangères et Vice-président de la Commission. Un tremplin parfait pour atterri à la tête du SPD quand le SPD aura soigné ses blessures et remonté le vol. Fernando Navarro Sordo Europa451 ![]() Les créateurs les plus médiatiques participent à des activités et des vidéos de soutien à la lutte contre le changement climatique. Ils attirent l’attention des jeunes sur les dangers du réchauffement de la planète et du coup font un superbe investissement en image. On se demande quelle éthique écologique existe-t-il derrière ceux qui n'ont jamais brillé pour leur engagement avec la sauvegarde de l’environnement. La socialiste Margot Wallstrom, vice présidente de la Commission européenne a invité plusieurs artistes à faire des concerts dans 11 pays de l’UE pour transmettre aux jeunes l’urgence de la lutte contre le changement climatique. Lundi 7 décembre, en plein sommet de Copenhague, ce sera le tour des Back Street Boys. La grande étape finale de cette tournée d’artistes "verts". L’idée à la base est constructive et peut-être utile grâce à l’influence sociale de ces stars sur les jeunes générations. Elle a été mise en place en partenariat avec la chaîne MTV, un des principaux acteurs du secteur de la musique globale, et dont le but primordial ne consiste pas à promouvoir la préservation de la planète, mais la préservation de l’image des artistes qu’elle accueille ou qu’elle lance vers dans ses espaces télévisés pour tirer parti de leur succès. Être vert ça vend Depuis qu'Al Gore s’est assuré le gros lot de notoriété avec son film "Une vérité qui dérange" en 2006, c’est devenu trendy de tirer profit de la vague verte pour booster les ventes d’un disque, présenter un livre, lancer une émission de télévision ou n’importe quel produit "médiatisable" dans les mains d’une personnalité publique. Al Gore s’en est servi pour redresser sa carrière politique, mais à sa décharge il peut argumenter qu’il fait son boulot d’homme politique : promouvoir des réformes dans nos sociétés. Et fort bien ! En revanche, la plupart des visages connus –et retouchés au photoshop, biensûr- qui se sont donnés à la chanson proplanétaire ou qui s’emploient à sourire penchés sous un arbre centenaire devant une caméra, n’ont jamais donné preuve de leur dur travail en faveur de la Terre (à quelques exceptions près). Désormais, une poignée d’artistes comme Jamie Cullum, Marion Cotillard, Fergie, Yannick Noah, Mélanie Laurent ou Scorpions –la plupart d’entre eux en veille ou préretraités-, ont décidé de chanter ensemble dans une vidéo pour sauver la planète. Ils l’ont lancée sur la piste de décollage pour le sommet de Copenhague qui se déroulera du 7 au 18 décembre 2009, mais ce qu’on voit la plupart du temps dans la vidéo c’est le pif des artistes, dont l’image est soignée jusqu’au moindre détail. De la pub gratuite grâce à YouTube et la sensibilité verte de la gent commune. Rien n’empêche que ça sent le marketing et l’hypocrisie la plus élémentaire, car sauf exceptions comme celle de l’ancien joueur de tennis camerounais Yannick Noah, aucun d’entre eux possède un CV écolo remarquable. Pour le vérifier il suffit de regarder les vidéos publiées par time4climatejustice : elles prennent bien soin de présenter les quelques secondes de chaque célébrités individuellement. Quel est l'intérêt écologique caché et de sensibilisation de cela ? On pourrait aussi coincer ces artistes dans une interview et leur demander quels sont les objectifs du sommet qui débute le prochain 7 décembre à Copenhague et leur plan de bataille respectif. Au cas où : à Copenhague l’ONU veut engager le plus grand nombre d’États possible pour obtenir un accord de réduction globale des émissions de CO2. L’UE s’est déjà engagé à réduire de 20% ses émissions en 2020 par rapport à 2007, mais il est crucial d’embarquer dans cette aventure les économies émergentes telles que la Russie, le Brésil, l’Inde et la Chine, et surtout les puissants États-Unis, champions mondiaux de la pollution. Finalement, ce qu'il y a de plus écologique dans ce clip, c'est la chanson en elle-même qui a été recyclée (Midnight Oil - Beds are burning). Fernando Navarro Sordo Europa451 ![]() REPORTAGE - Les éleveurs européens s'étaient donnés rendez-vous aujourd'hui entre les bâtiments de la Commission et le Conseil européens. Au même moment, les ministres de l’Agriculture étaient réunis avec la commissaire Marian Fischer-Boel pour étudier des solutions au marché du lait. Les éleveurs réclament depuis plusieurs semaines des mesures pour obtenir au moins 50 centimes par litre vendu. Ils brandissaient la menace d'une recrudescence de leurs actions dans les prochains jours après une première grève de deux semaines, sans fournir de lait aux distributeurs du continent. Effet direct: le prix ont augmenté, mais encore trop peu. Cette haleine froide sous forme de crachât typiquement bruxellois c’est ce qui ressemble le plus à un fumigène pour des manifestants dans la rue. Cela semble de plus en plus évident qu’en choisissant cette ville comme capitale de l’Europe on évite des réchauffements civils qui débouchent en des révoltes contre les pouvoirs publics. Surtout si lorsque nous parlons d’agriculteurs européens, un collectif pas tout à fait connu pour sa cohésion., chaque nationalité se méfiant de la voisine et de ses tomates plus rouges que rouges... ![]() Le peu de manifestants présents ne laisserait pas penser que le secteur du lait survit depuis près d'un an avec moins de 40 centimes par litre de lait à la vente. Europa451 n'a compté qu'entre 300 et 400 agriculteurs. Les CRS belges devaient eux être aussi nombreux si ce n'est plus. Pas trendy, le lait « Nous sommes suffisament nombreux pour faire le bruit qu’il faut et que notre voix soit entendue. Il faut savoir que les paysans ont besoin de traire les vaches au moins deux fois par semaine et que c’est compliqué de s’organiser pour ce genre de déplacements », déclare un membre italien de Via Campesina, une organisation globale de petits producteurs qui exigent la souveraineté alimentaire pour chaque territoire. Nombre d’entre eux ont parcouru 1500 kilomètres en bus depuis l’Allemagne ou l’Espagne pour être à Bruxelles. En tout cas, peu importe le chiffre : ils ont la conviction que l’opinion publique est avec eux. Selon la confédération espagnole des producteurs de lait (PROLEC), chaque éleveur perd 4 centimes par litre vendu par rapport à son coût de production. L’objectif immédiat est d’atteindre le seuil des 0,50 euros par litre vendu. Le prix du lait, comme celui des autres matières premières en Europe, chute depuis un an, en parallèle à la baisse de la consommation. Et il faut encore ajouter une vague de décrédibilisation à l’égard des produits laitiers, de plus en plus assimilés –à tort ou à raison- avec des problèmes cardiovasculaires ou intestinaux. Une chose est certaine : le lait que nous achetons dans les supermarchés c’est de plus en plus du soja, des protéines de laboratoire, du maïs et d’autres légumineuses, et de moins en moins du lait en provenance directe de la vache. Surproduction et distribution monopolistique Ceci dit, le problème de ce secteur est complexe. La surproduction, d’un côté, pousse les éleveurs à demander de l’UE un système qui garantisse une baisse entre 5% et 10% selon les réalités nationales La France, par exemple, exportatrice de lait, devrait s’atteler à une baisse de 10%, tandis que l’Espagne, importateur net, ne souhaite qu'une diminution de 5%. Ceci implique de maintenir le système actuel des quotas et de la production subventionnée. En revanche, ce que prône la libérale Marian Fischer-Boel, commissaire de l’Agriculture, c’est la fin des quotas pour 2015, pour que ce soit le marché qui fixe les prix et les quantités à produire. Cette commissaire en fin de mandat et avec peu de pouvoir pour prendre les mesures nécessaires, considère qu’en Europe les coûts de production sont trop élevés. Elle est scandalisée de voir les éleveurs organiser des sessions médiatiques où l’on verse massivement du lait sur la voie publique : elle a peur pour « l’image que nos projetons en Amérique Latine ou en Afrique quand ils voient qu’en Europe nous jetons à la poubelle du lait pour réclamer des subventions que dans ces autres latitudes ils ne pourront jamais se permettre ». Ce que Fischer-Boel oublie c’est que beaucoup d’éleveurs se sont endetté pendant la période du système des quotas de production par pays en achetant des droits de quotas à long terme, et craignent d’avoir jeté l’argent par la fenêtre. Autre problème pour les producteurs: la distribution est contrôlée de façon presque monopolistique dans chaque pays. De sorte que grandes et petites exploitations souffrent dans la même mesure du pouvoir de fixation des prix imposé par les intermédiaires. Les agriculteurs se sentent pris au piège. Levez la main ceux qui veulent être éleveur ! ![]() Dans une telle situation, qui voudrait prendre la rélève générationnelle, dans un profession qui frôle les 60 ans de moyenne d'âge selon PROLEC (fédération des producteurs laitiers espagnols). « Je suis éleveuse en Hollande. C’est la cinquième génération dans ma famille consacrée à ce mode de vie. Ma fille veut continuer avec l’exploitation, mais elle craint de ne pas disposer de suffisantes ressources », nous explique, plein d’énergie, Joka Visser, la cinquantaine déjà, et qui s’occupe aujourd’hui de faire le relais entre ceux qui veulent monter à l’estrade pour dire quelques mots de soutien et les organisateurs. Divorcés des hommes politiques Tout d’un coup, c’est l’eurodéputé socialiste belge Marc Tarabella, qui arrive en annonçant vouloir prendre le micro. « C’est les ministres qu’on veut écouter, c’est eux qui décident! », s'entend parmi les petits atroupements qui se forment pour se tenir chaud et partager les casse-croûtes accompagnés de quelques bouteilles de verre. L’agressivité monte alors d’un petit cran. Ce sont des bouteilles de lait qui survolent les têtes des policiers qui forment une haie face aux manifestants. Des pétards de temps à autre, un petit feu au bois de caissons. Les sirènes en réponse dans une espèce de bataille de testostérone classique dans ces rencontres. Les discours s’enflent et on applaudit avec plus de ferveur qu’au début. « Si les politiques veulent la guerre, on est prêt à y aller et la gagner !", s’encourageait un des représentants allemands, le micro à la main. « Si les politiques ne servent pas, et bien qu'on les change », suggérait un italien. Il aurait pu le dire avant les élections européennes qui viennent de se passer et qui ont très bien marché pour les conservateurs et les libéraux. « Le premier ministre suédois n’aime pas les paysans et préfère que nous voir produire des matières premières pour rien que de réagir ! », insistait l’europarlementaire José Bové en se référant à la présidence tournante de l’UE et le libéral Fredrik Reinfeldt. ![]() To be continued… Si cette fois, l’European Milk Board, qui rassemble 140 000 éleveurs, n’a ramené à Bruxelles qu’une poignée de tracteurs et quelques centaines de personnes, un autre rendez-vous plus important se tiendra au Luxembourg, le 19 Octobre. Les ministres de l’Agriculture se réuniront une dernière fois pour prendre des décisions fermes sur le secteur. La France fait pression pour aider les éleveurs mais Fischer-Boel n’envisage pas de nouvelles mesures, autres que celles qu’elle a déjà proposé aux gouvernements : éliminer les quotas et oublier les subventions. Les éleveurs plus ou moins l'inverse. Fernando Navarro Europa451 | Catégories:
Politique bruxelloise Débats nationaux Europe Globale Culture Eurogénération La Grande Europe Europe et Médias Europa451
ArchivesDezember 2009 Tous les droits de reproduction et de représentation sont réservés et la propriété exclusive d'Europa451, y compris pour les documents téléchargeables et les représentations iconographiques et photographiques.
L’utilisation, la reproduction, la transmission, modification, rediffusion ou vente de toutes les informations reproduites sur ce site (articles, photos, logos) ou partie de ce site (texte y compris) sur un support quel qu’il soit, ou encore la diffusion sur tout autre site Internet par le biais d’un quelconque hyperlien, groupe de discussion, forum ou autre système ou réseau informatique que ce soit, et ce dans le cadre d’une utilisation à caractère commercial est formellement interdit sans l’autorisation préalable et écrite d'Europa451. © Europa451 2009 - Tous droits réservés. |















RSS Feed