![]() Deux mille personnes voteront à partir d’aujourd’hui pour leurs candidats préférés à l’obtention des prix de l'"European Film Akademy". La tradition consistait à attendre le dernier jour du Festival de Cinéma Européen de Séville (SEFF) pour annoncer les nominés mais 2009 inaugure une nouvelle méthode. Pour connaitre les vainqueurs il faudra toutefois attendre un mois et faire un tour à Bochum, en Allemagne. Les films qui ont fait l’objet de plus de nominations pour les récompenses européennes sont le français Un Prophète, de Jacques Audiard, le britannique Slumdog Millionaire, de Danny Boyle, le germano-britannique The Reader, de Stephen Daldry, un autre britannique avec Fish Tank, d’Andrea Arnold, et le danois Anthécrist, de Lars von Trier. Ne pas oublier Pedro Almodóvar et ses Étreintes brisées ont aussi bénéficié de trois nominations. À partir d’aujourd’hui, les deux mille associés de l’académie du cinéma européen devront voter pour leur film préféré. Le 12 décembre, nous connaîtrons le contenu des enveloppes les plus prisées dans l’idustriedu film continental pour la vingt-deuxième fois. Les six candidats à départager pour le prix du meilleur film sont Un Prophète (France), Le ruban blanc (Allemagne, Autriche, France et Italie), Slumdog Millionaire et Fish Tank (Raoyaume Uni), Let the right one in (Suède) et The reader (Allemagne et Royaume Uni). Presque tous ces films ont déjà obtenu la reconnaisance des jurys dans des festivals tels que celui de Cannes ou Belrin ou lors des Oscars de Hollywood. Fernando Navaroo Europa451 Add Comment Pour la première fois dans ses six éditions du Festival du film européen de Séville (SEFF09), la sélection officielle acueille plus de femmes que d’hommes réalisateurs. Des 15 films en compétition, huit ont été dirigés par des femmes. Le britannique Nicolas Roeg préside le jury l’année où le festival se consacre au cinéma britannique. Nicolas Roeg avait travaillé comme assistant de la photographie pendant le tournage de Lawrence d’Arabie, et comme directeur de la photographie de Farenheit 451 pendant les années soixante. Aujourd’hui il préside le jury du SEFF 09, dont la section officielle fait place à non moins de quatre films en provenance du Royaume Uni. Arrivage de célébrités Cela ne préfigure toutefois point que le Giraldillo d’Or tombera dans les mains d’un de ses compatriotes. En 2008, le pays invité était le Danemark, tandis que c’était le film franco-islandais Back Soon qui remportait le prix sévillan ; puis en 2007 le Giraldillo partait en direction du Royaume Uni grâce à It’s a free world, de Ken Loach, alors que le cinéma à l’honneur était tchèque. Dans le classique Casino de l’Exposition, le gala d’ouverture du vendredi 6 novembre fera rêver les fans venus de tout le continent pour assister à la projection du film Triage, une coproduction franco-hispano-irlandaise menée par les acteurs Colin Farrel, Christopher Lee et Paz Vega, qui seront aussi de la partie dans la capitale andalouse. Pour la deuxième année de suite, nous noterons l'absence de la soirée des Shooting Stars, ces jeunes promesses du cinéma européen qui font le tour du continent pour se faire un peu de publicité et séduire les plus jeunes spectateurs. Quel horizon? En revanche, SEFF 09 veut devenir le forum principal de l’industrie du cinéma européen, plus fragilisée que jamais du fait de l’absence de véritable politique audiovisuelle européenne. Ainsi, a été prévu un cycle de conférences et de tables rondes où seront discuter les avantages fiscaux dont bénéficient à présent les coproductions européennes et des stratégies pour s'imposer dans l’ère du digital. Aujourd’hui, le Canada et les États Unis sont encore les deux principaux producteurs de cinéma d’animation regardé en Europe. Parmi les stars qu’on pourra rencontrer à Séville du 6 au 14 novembre, on retrouve Ben Kingsley, Alain Resnais, Fernando Trueba, Vittorio Storaro ou John Hurt, hormis Colin Farrel, Paz Vega ou Christopher Lee, déjà mentionnés. Bon festival. Fernando Navarro Sordo Europa451 Du 7 au 14 novembre, Séville organise à nouveau le Festival de Cinéma Européen. L’acteur Ben Kingsley y recevra le Giraldillo d’Honneur pour sa carrière. SEFF 09 sera aussi l'occasion de présenter les candidats aux Prix du Cinéma Européen (EFA), qui seront décernés en décembre 2009 à Essen, future Capitale Culturelle Européenne. SEFF 09 c’est la sixième édition du Festival de Cinéma Européen qui lieu à Séville. En 2009, l’invité d'honneur est le cinéma britannique, qui débarque en Europe avec des dizaines de films à l’angle sociofamilial auquel il nous a que trop habitué cette dernière décennie. Parmi la sélection officielle de 16 films en compétition, nous pouvons dénomber : quatre britanniques, un hongrois, un danois, un italien, un tchèque, un français et rien de moins que huit coproductions transeuropéennes. Nouveau pronostic Au milieu de la crise mondiale que nous traversons et qui nous fait voir du noir partout, Europa451 fait son pari en faveur de Pepperminta. Film surréaliste et bariolé au premier degré, dans lequel l’autrichienne Pippiloti Rist s’est donné comme but de réaliser les souhaits de tous ceux qu’elle a croisé sur son chemin : « Préparez vous pour un orgasme », nous annonce-t-elle. Pendant neuf jours, les privilégiés qui auront un billet pour la capitale andalouse pourront se régaler avec les 120 films affichés au programme, sans compter les expositions et les conférences thématiques sur le cinéma britannique et européen en général. Le Giraldillo de Honor reviendra en 2009 à Sir Ben Kingsley, connu mondialement pour ses rôles dans Gandhi et La Liste de Schlinder. Son dernier rôle dans Fifty Dead men Walking de Kari Skogland, nous plonge dans la peau d'un agent double infiltré dans l’IRA des années 80, renseignant la police britannique sur les prochaines attaques de l'organisation. Cela ne fonctionne qu'un temps, puisqu'il finira par être découvert, le forçant à dévoiler la vérité à ses proches et à fuir. Comme chaque année, ce festival sera aussi l'occasion de nominer les films retenus au Prix du Cinéma Européen qui seront décernés un mois plus tard à Essen, en Allemagne. Cette ville vit déjà une transformation pour devenir Capitale Culturelle Européenne en 2010. Anthécrist, de Lars von Trier, Les étreintes brisées, de Pedro Almodóvar, Un Prophète, de Jacques Audiard y The Reader, de Stephen Daldry, semblent occuper des places de choix pour remporter le prix. Fernando Navarro Sordo Europa451 L’Amour dans les rues de Lisbonne 10/22/2009
Un mûr de la ville de Lisbonne et ces quelques mots : « Je veux faire avec toi ce que le printemps fait avec les cerisiers. » Mais que fait le printemps des cerises? L'expression existe aussi en français. Ce que veut le poète c'est « déflorer » son aimée, emporter avec lui sa fleur, sa virginité. Vous imaginez l’expression de la mère de la jeune à qui cet amoureux a dédié les vers tagués en face de sa maison de Lisbonne ? L’Alfama lisboète est, assurément, un des quartiers les plus humbles des grandes capitales de l’Europe. Ceci n’empêche pas ses murs de regorger de culture et de sensibilité poétique. Sur cette image nous observons un extrait d’un poème du chilien Pablo Neruda, un poète qui fut aussi ambassadeur du Chili en Espagne et en France. Il s’agit du poème 14 de son célèbre recueil Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée. L’extrait chante comme il s’ensuit : « Je veux faire avec toi ce que le printemps fait avec les cerisiers. » Qu’est-ce que l’auteur veut faire avec son aimée ? Par le ton du poème, le lecteur peut facilement l’imaginer, mais que signifient ces vers concrètement ? Pour le savoir il est nécessaire d’avoir quelques notions basiques de botanique. L’arbre des cerises est, avec l’amandier, un des premiers arbres à faire éclore ses bourgeons dans l’année. Il le fait vers la fin de l’hiver –donnant une fleur petite et blanche à reflets roses si on la regarde de loin. De sorte que c’est aussi un des premiers à perdre sa fleur: sa défloration s’achève avec l’arrivée du printemps. Nous sommes peut-être en automne, mais cela ne perd rien de sa poésie. Fernando Navarro Sordo Europa451 Parler français rendrait pauvre ? 10/21/2009
Une initiative internationale vise à ce que l’anglais soit la deuxième langue dans tous les pays sous-développés et en voie de développement. L'objectif ? Etre plus indépendants. La mission d’English as first foreign language initiative est simple: elle consiste à convaincre les sociétés de pays tels que l’Angola, l’Algérie ou l’Ukraine d’abandonner l’usage du portugais, du français ou du russe comme deuxième langue et de parier sur l’anglais comme outil pour sortir de leur isolement international et économique. L’initiative est née dans la société civile de plusieurs pays en voie de développement comme la Tunisie. Elle considère que si 70% des publications scientifiques sont écrites en anglais, l’imposition d’autres langues aux nouvelles générations pour communiquer avec le monde extérieur relève de la contrainte culturelle et économique, et cela représente « une attaque à la souveraineté et l’autonomie des pays qui n’utilisent pas l’anglais pour échanger dans les marchés mondiaux ». Cela reviendrait à dire que ces langues sont aujourd'hui devenu un fardeau...Une autre perspective de la diversité. « Dans une économie basée sur la connaissance et l’innovation », souligne-t-on depuis www.englishffl.org, « il est important d’accéder sans difficultés ou sans attendre les traductions aux dernières découvertes en matière de connaissance scientifique ». Cette initiative insiste en outre sur les changements expérimentés par notre monde où de nouvelles puissances se mettent en place, comme l’Inde et le Brésil : la solution c’est de parler avec eux en anglais « pour accéder à leurs expériences de pays en voie de développement ». Europa451 aimerait toutefois rappeler que le Brésil parle très bien portugais, ce qui pour l'Angola pourrait être un atout. English as first foreign language considère aussi que cela rendra plus facile la promotion des cultures de ces pays au niveau mondial. Mais ces langues qu'ils parlent depuis parfois plusieurs siècles, ne font-elles pas parties de la patrimoine? Pour l'exemple de la francophonie, certains de ses meilleurs auteurs ne sont pas issus du sol de l'ancienne puissance coloniale. Parler anglais faciliterait « l’ouverture d’esprit, les échanges culturels et la paix dans le monde, grâce à une meilleure maîtrise de la propre communication, ce qui permet d’entrer dans d’avantage de marchés », est-il conclut. La paix dans le monde serait-il alors aussi simple que la grammaire anglaise ? Fernando Navarro Europa451 Voyage à bord d’un xylophone 10/11/2009
![]() Ils sont une vingtaine, entre 16 et 18 ans. Pas un seul ne sait lire une partition, mais cette semaine, ils ont joué tous à Bruxelles le xylophone. Bon Jovi, The Queen, Pachelbel…, etc. Un amalgame sonore très soignée, entre tribal et futuriste. Vous savez comment ils font ? Lisez l’article et regardez la vidéo… « À l’oreille. Ils jouent à l’oreille », nous explique la porte-parole de ce groupe euphorisant de musique. Nombreux sont les rapports européens et espagnols qui remettent en question la qualité de l’éducation espagnole, mais Julio Martínez, professeur de musique au lycée José Rodrigo Botet, à Manises, près de Valence, a décidé de faire de la nécessité sa vertu. Avec les instruments avec sa disposition dans le lycée, il a organisé une série de groupes de musique qui choisissent eux-mêmes leur style. « D’abord nous organisons une consultation auprès des élèves du cours de musique du lycée. Ensuite, Julio Martínez leur fait une petite démonstration avant d'apprendre à ses élèves un par un la mélodie qu’ils doivent joueur et le rythme. D’abord séparément, et plus tard tous ensemble”, raconte Eugenio Enriques, membre de l’organisation, alors qu'au même moment le directeur du groupe donne des ordres pour la répétition sous le préau du Berlaymont, le siège de la Commission européenne. ![]() En Espagne, les cours de musique en secondaire sont obligatoires sauf en seconde. De sorte que presque tout le centre éducatif se développe musicalement à travers cette initiative. Dans la ligue des activités pédagogiques il semble difficile d’imaginer meilleure libération pour des ados dans la phase la plus dure de leur cocktail d’hormones et à un âge –nous l’avons tous vécu- où la compétitivité entre eux reste féroce. Il reste encore des gens qui jouent le xylophone Travailler en équipe et développer sa propre créativité a permis à ses jeunes de se rendre à Bruxelles pour participer aux activités de la semaine des portes ouvertes du Comité des Régions, cet espèce de parlement des régions et municipalités européennes. Ils bossent dur depuis quatre ans et maintenant ils récoltent les fruits des répétitions. Ils ont l’air de s’éclater et présentent un agenda de concerts assez nourri jusqu’en 2010. Ceci dit, ce n’est pas un peu bizarre qu’ils jouent presque tous le xylophone ? « De temps en temps le gouvernement régional nous envoie des xylophones, plein de xylophones. On ne saurait dire pourquoi », nous expliquent les responsables de cette initiative pionnière en Espagne. On croyait que les adolescents étaient prêts à mourir pour une guitare, un saxo ou tout au plus une trompette - à Valence c’est très répandu de jouer les instruments à vent- , mais le Gouvernement préfère distribuer des xylophones. « Si on nous avait envoyé des saxophones et des violons on aurait fait la même chose », nous assurent ces musiciens au ton convaincu. La plupart d’entre eux n’a jamais mis un pied dans un conservatoire. « Tout au plus ils ont joué un peu la flûte en école primaire », confirme Enriques. Désormais ils s’échangent les postes selon le morceau à jouer : tous les instruments ne sont pas dans la même gamme, et tout le monde ne joue pas les mêmes notes en même temps. Ils osent même avec des solos tandis que le batteur et quelque guitare électrique les accompagne. Tous ensemble ils forment la Botet’s Band. Fernando Navarro Sordo Europa451 Heureusement que Henning Mankell était là 10/02/2009
![]() Sept femmes et cinq hommes ont remporté le Prix Européen de Littérature 2009. L’évènement, présidé par l’écrivain suédois Henning Mankell et le président de la Commission européenne, le conservateur Durão Barroso, s’est déroulé dans le cadre du Forum européen de la Culture, bondé de personnalités et pauvre en innovations. Beaucoup d’argent pour rien. « Il s’avère qu’un groupe de scientifiques vient de découvrir que le Big bang s’est produit en Si bémol », racontait l’auteur suédois de la saga littéraire de Kurt Wallander. Comme un pingouin au milieu du désert, il était le seul à conter des histoires pendant la séance de gala du Prix Européen de Littérature à Bruxelles. C’est ainsi que nous avons vu le champion des ventes de polars suédois, Hening Mankell, tandis qu’il réalisait sa traversée des nombreux cocktails, concerts, et débats ampoulés qui se sont tenus cette semaine dans la capitale européenne. La Commission européenne l’avait parachuté enfoui dans son rôle d’ambassadeur de ce Prix Européen de la littérature. Cet écrivain sexagénaire, recyclé dans le costume d‘un Robin Hood d’adoption au Mozambique, dirige à Maputo le Teatro Avenida et plusieurs initiatives de développement éducatif financées par lui-même et sa femme. Surtout pas à l’aise à Bruxelles, on le sentait incapable de suivre sereinement la friture de discours et toast des hommes politiques européens qui l’entouraient lors de ces trois journées qui ont coûté environ 50.000 euros, selon les sources d’Europa451, tandis que lui fait des miracles en Afrique avec beaucoup moins de moyens. Sans traduction, pas de marché européen « La littérature est le meilleur programme de recherche sur l’Homme », flirtait Durão Barroso pendant que Mankel bougeait nerveusement les jambes sans trouver où poser son regard. Plus tard, ce dernier a souligné le besoin de « renforcer le dialogue culturel non seulement entre européens, mais entre l’Europe et les autres continents ». Mais question: où se rangeaient donc les gagnants du Prix ? Au fin fond de la scène, derrière l’Orchestre de Chambre de l’Europe, qui faisait les délices d’un public très nombreux avec des pièces de Schubert. Invisibles, sauf quand chacun d’entre eux se levait pour prendre son prix des mains de Jan Figel, commissaire de la Culture. Encore un autre fantôme qui n’a plus que deux jours devant lui avant de prendre sa retraite de la politique européenne et rentrer dans sa Slovaquie natale, où son parti socialiste gouverne avec l’aide d’un groupuscule de l’extrême droite nationaliste. « Le prix comporte aussi un soutien à la traduction des livres des gagnants », rappelait d’un air de roi Salomon Figel, un des membres les plus somnifères de la Commission Barroso I. Mankell, à l’affût malgré son envie de déguerpir, profitait de l’occasion pour réclamer la création d’un prix européen de la traduction premio. « Je célèbre le talent des auteurs, des lecteurs… et des traducteurs », lançait-il avec emphase dès le début de la cérémonie. Au Royaume Uni, seul 3% des livres en vente sont des traductions d’oeuvres étrangères. Selon Mankell, la littérature pâtit d’un phénomène grave lié à la globalisation : « Il y a de moins en moins d’auteurs publiés, mais ceux qui publient le font en plus grande mesure ». Ce suédois réclame un changement d’attitude chez les éditeurs de livres « qui n’offrent au public que ce que celui attend, au lieu de leur fournir ce qu’il n’attend pas ». Notre coup de cœur littéraire Les textes des vainqueurs du Premier Prix Européen de Littérature ont été scanné, et nous prononçons sans hésiter notre coup de coeur pour la croate Mila Pavićević et son "Fille en glace et autres contes de fées". « Quand un clown meurt, son nez rouge se transforme en une étoile. (Toutes ensemble elles co-forment la Couronne Boréale que l’on ne peut observer que de l’autre côté du nord.) Lorsque son nez brûle et scintille dans la nuit, l’âme immortelle du clown commence son ascension vers le Pays de la Lune, où il vivra des ses plaisanteries… » Vainqueurs du Premier Prix Européen de Littérature Paulus Hochgatterer (Autriche) Mila Pavićević (Croatie) Emmanuelle Pagano (France) Noémi Szécsi (Hongrie) Karen Gillece (Irlande) Daniele Del Giudice (Italie) Laura Sintija Černiauskaitė (Lithuanie) Carl Frode Tiller (Norvège) Jacek Dukaj (Pologne) Dulce María Cardoso (Portugal) Pavol Rankov (Slovaquie) Helena Henschen (Suède) Fernando Navarro Europa451 En construction 09/21/2009
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